
03 novembre 2026
Mazor® et Cronops® : le compost végétal breveté de Germiflor
Par les Germis · validé par Olivier Barthès, directeur général de Germiflor · · 12 min de lecture
Au pied d’un andain de quatre mètres, Monsieur Germi lit la sonde plantée dans le tas : 54 °C. « Il travaille. » Madame Germi glisse la main dans la matière sombre et fine, qui sent le sous-bois. « Sept mois de patience, et plus d’un milliard de micro-organismes par gramme. Le Mazor®, c’est du temps mis en sac. »
Le Mazor® est le compost végétal à la base de tous nos fertilisants. Voici de quoi il est fait, comment il se fabrique en sept mois, ce qu’il contient, ce que protège son brevet, ce que les essais ont mesuré et dans quels produits vous le retrouvez.
L’essentiel en 30 secondes
Quoi. Un compost 100 % végétal, amendement organique NF U 44-051-9, fabriqué par Germiflor depuis 1980.
Comment. Sept mois de compostage maîtrisé selon le procédé Cronops® : matières hygiénisées par la chaleur, andains maintenus au-dessus de 50 °C, retournés chaque mois, puis un mois de maturation.
Ce qu’il contient. Plus d’un milliard de micro-organismes par gramme, et un carbone organique à 50 % stable, 30 % labile et 20 % soluble.
Le brevet. FR 3 121 819, délivré le 15 décembre 2023 : il protège le procédé, le produit et son utilisation comme agent de lutte biologique.
Où le trouver. Pur dans Humiflor® Mazor® n°7, et à la base de tous nos fertilisants : amendements HUMIFLOR®, engrais AB’Flor®, Mikroflor®, Deltaflor®, Fructiflor® et gamme Marcel le Jardinier.
Au sommaire
- Le compost végétal breveté, en bref
- De quoi est fait le Mazor®
- Les 7 mois de Cronops®
- Micro-organismes, carbone, humus
- Ce que protège le brevet
- Lutte biologique, effet suppressif
- Ce qu’il change dans le sol
- Les produits au Mazor®
- Notre histoire en 6 dates
- Le tableau récapitulatif
- La checklist
- Questions fréquentes
Qu’est-ce que le Mazor®, ce compost végétal breveté ?
Le Mazor® est un compost végétal breveté, 100 % végétal, fabriqué par Germiflor à Aussillon, près de Mazamet (Tarn), à partir de tourteaux de plantes médicinales, de pulpes de raisins et d’olives et de marc de café. Composté pendant sept mois selon le procédé Cronops®, protégé par le brevet FR 3 121 819 (demande FR 2103847), il contient plus d’un milliard de micro-organismes par gramme. C’est le socle biologique de tous nos fertilisants, des amendements aux engrais AB’Flor®.

Le Mazor® et ce dont il est fait : marc de café, pulpes de raisins et d’olives, plantes médicinales, compostés sept mois.
Sur le plan réglementaire, le Mazor® est un amendement organique conforme à la norme NF U 44-051-9, dénomination « compost de matières végétales », utilisable en agriculture biologique selon le règlement (UE) 2018/848. Notre site d’Aussillon détient les agréments de composteur et d’entreposeur-mélangeur (n° FR 81021129), qui encadrent le compostage, le stockage et le mélange de nos matières. Il est vegan : aucune matière animale n’entre dans sa composition.
Son rôle se résume en une phrase : grâce au procédé Cronops®, le Mazor® améliore la résilience des sols et des plantes. Il apporte de l’humus qui dure, il nourrit la vie du sol et il aide la terre à garder l’eau.
De quoi est fait le Mazor® ?
Trois familles de matières végétales, toutes issues d’autres filières : des tourteaux de plantes médicinales, ce qui reste des plantes après extraction de leurs principes actifs ; des pulpes de raisins et d’olives, résidus du pressurage du vin et de l’huile ; du marc de café. Nous les sélectionnons au plus près de Mazamet. C’est de l’économie circulaire au sens propre : des coproduits qui redeviennent de la fertilité.

Les matières du Mazor®, telles que les présente notre brochure.
Les proportions exactes et le choix des plantes relèvent de notre savoir-faire. Ce que nous garantissons, ce sont les résultats : chaque lot est analysé avant de devenir du Mazor®, puis avant de quitter l’usine.

Marc de café, pulpes de raisins, pulpes d’olives… et ce qu’en fait le temps : le Mazor®, à droite. Photo : laboratoire Germiflor.
Conseil des Germis
Brut ou composté : tout est là
Le marc de café ou les pulpes de raisin sont d’excellentes matières organiques. Mais apportés bruts, ils se décomposent de façon imprévisible et peuvent emprunter de l’azote au sol. Compostés sept mois, les mêmes matières deviennent stables, hygiénisées et riches en micro-organismes. Ce n’est pas la matière qui change, c’est ce que le temps et le procédé en font.
Pourquoi uniquement du végétal ? Notre famille a fait ce choix pour la sécurité sanitaire des cultures et la régénération des sols ; nous l’expliquons en détail dans pourquoi nous avons choisi un compost 100 % végétal.
Comment se fabrique le Mazor® ? Les 7 mois du procédé Cronops®


Cronops® réunit deux figures antiques : Cronos, que la tradition représente avec un sablier comme figure du temps, et Ops, déesse romaine de l’abondance et de la fertilité. Le temps long au service de la fertilité. Notre fiche technique le dit à sa façon : « le temps travaille pour vous ». Voici ce que décrit le brevet, mois après mois.

Cronos, le temps, et Ops, la fertilité : les deux figures qui ont donné son nom au procédé Cronops®.
Avant le compostage
Chaque matière est hygiénisée par la chaleur
Chaque constituant est traité à plus de 100 °C avant d’être mélangé. Cette étape détruit les micro-organismes pathogènes, comme Listeria, les salmonelles ou les œufs d’helminthes, et élimine les substances indésirables par la vapeur.
Mois 1
Mélange et mise en andains
Les matières hygiénisées sont mélangées puis montées en andains jusqu’à quatre mètres de haut, avec au moins 50 % d’humidité. La fermentation démarre et le tas monte seul en température.
Mois 1 à 7
Une température tenue au-dessus de 50 °C
Le brevet décrit un relevé chaque semaine ; aujourd’hui, des sondes automatiques suivent la température au cœur des andains. Elle doit rester au-dessus de 50 °C, idéalement entre 50 et 55 °C, sans dépasser 60 °C. Assez chaud pour hygiéniser, pas trop pour ne pas brûler la vie du compost.
Chaque mois, à partir du 2e
Retournement et prélèvements
L’andain est retourné pour l’oxygéner, et des échantillons partent en analyse, physico-chimique et microbiologique. Au 4e mois, bactéries et champignons se développent intensément.
Mois 5
Criblage et tamisage
Le compost est broyé, émotté, débarrassé de toute particule métallique par un aimant, puis tamisé à 6 mm. Les refus repartent dans un lot plus jeune : rien ne se perd.
Mois 6 et 7
Plus d’un milliard de micro-organismes, puis la maturation
Dès le 6e mois, le compost compte plus d’un milliard de micro-organismes par gramme. Le 7e mois, il mûrit : il est alors prêt à l’emploi, seul ou comme base de nos fertilisants.
Compostage industriel ou compost de jardin : ce qui change
Le Mazor® est issu d’un compostage industriel, c’est-à-dire mené sur une plateforme agréée (agréments de composteur et d’entreposeur-mélangeur n° FR 81021129), en andains de grand volume, avec une température suivie par des sondes automatiques, des retournements réguliers et des analyses à chaque étape. Un compost de jardin repose sur les mêmes principes biologiques, mais il chauffe de façon irrégulière, sa durée varie et il n’est pas analysé. Le compostage industriel ne vaut que par sa maîtrise : c’est elle qui garantit l’hygiénisation, la stabilité du carbone et une composition constante d’un lot à l’autre.
Chaque mois, la chargeuse retourne l’andain pour l’aérer.
Au-dessus de 50 °C, l’andain fume : des sondes automatiques suivent sa température.
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En vidéo · Académie des Germis
Le Mazor® et le procédé Cronops®
Des matières végétales, sept mois de compostage suivi, des milliards de micro-organismes : le compost à la base de nos fertilisants, en deux minutes.
Pour voir l’usine et toutes les étapes, de l’analyse des matières premières à la livraison, découvrez notre process de fabrication.
Que contient le Mazor® ? Micro-organismes, carbone et humus
Un sol fertile est d’abord un sol vivant : ce sont les micro-organismes du sol, bactéries et champignons, qui transforment la matière organique en humus et en éléments nutritifs. Le Mazor® arrive au sol déjà peuplé. Les dénombrements menés pendant six années consécutives par RITTMO Agroenvironnement®, centre de recherche technologique agréé par le ministère de la Recherche, donnent ces repères :
> 1 milliard
micro-organismes / g
plus d’un milliard de micro-organismes naturels par gramme de Mazor®.
> 109
bactéries / g
plus d’un milliard de bactéries (UFC) par gramme.
> 106
champignons / g
plus d’un million de champignons (UFC) par gramme.
> 40
genres
une diversité microbienne de plus de quarante genres.
L’institut Microhumus®, spécialiste de l’imagerie microscopique au micron, a décrit et répertorié ces micro-organismes au cœur du Mazor®. Le brevet précise les grandes familles présentes : des bactéries des phyla Proteobacteria (dont des fixatrices d’azote), Actinobacteria, Firmicutes et Thermotogae, et des champignons Ascomycètes, dont le genre Penicillium.

Le Mazor® au microscope, du 1er au 6e mois de compostage (images Microhumus®, brochure MAZOR®) : au 4e mois, bactéries et champignons se développent intensément ; au 6e, plus d’un milliard de micro-organismes par gramme.
Un carbone à trois vitesses
Le carbone du Mazor® n’agit pas d’un seul bloc. Selon nos mesures, il se répartit en trois fractions, chacune avec son rôle :
| Fraction | Part | Ce qu’elle fait dans le sol |
|---|---|---|
| Carbone soluble | 20 % | Disponible immédiatement : il relance l’activité biologique dès l’apport. |
| Carbone labile | 30 % | Disponible à moyen terme : il nourrit la croissance des bactéries et stimule la capacité d’échange du sol. |
| Carbone stable | 50 % | Il construit l’humus durable et augmente la capacité d’échange cationique (CEC), c’est-à-dire l’aptitude du sol à retenir puis relâcher le calcium, le magnésium et le potassium. |
Résultat à l’échelle d’un sac : Humiflor® Mazor® n°7 apporte 323 kg de matière organique stable par tonne (matière organique 42 % sur brut, ISMO 77, C/N 15), d’après sa fiche technique. L’ISMO (indice de stabilité de la matière organique) mesure la part qui deviendra de l’humus durable : à 77, c’est la plus élevée de notre gamme. Pour comprendre la différence entre humus labile et humus stable, regardez la vidéo des Germis. Pour comparer avec un fumier, voyez l’humus stable apporté par tonne, produit par produit.
À savoir
Analysé, lot après lot
Notre laboratoire interne, baptisé Henri, analyse chaque matière première entrante et valide chaque expédition. En 2022-2023, nous avons réalisé 2 473 analyses, dont 114 par des laboratoires accrédités COFRAC, pour un budget qualité et recherche de 300 000 € par an. Le Mazor® est exempt de pathogènes, de composés traces organiques (HAP), de risque de phytotoxicité et de graines d’adventices, comme l’indique sa fiche technique.
Que protège le brevet Cronops® ?
Le brevet FR 3 121 819 s’intitule « Procédé de fabrication d’un amendement organique et son utilisation comme agent de lutte biologique ». Déposé en 2021 à l’INPI, il a été délivré fin 2023 après examen et rapport de recherche. Sa notice est publique : vous pouvez la consulter sur le site de l’INPI.
| Le brevet en bref | |
|---|---|
| Numéro | FR 3 121 819 (demande FR 2103847) |
| Titre | Procédé de fabrication d’un amendement organique et son utilisation comme agent de lutte biologique |
| Titulaire | Ets Marcel Lautier et Cie, Fertilisants Germiflor |
| Inventeur | Jacques Barthès |
| Dépôt | 14 avril 2021 |
| Publication de la demande | 21 octobre 2022 |
| Délivrance | publiée le 15 décembre 2023 |
| Revendications | 11 |
| Protection | jusqu’en avril 2041 au plus tard |
Ses onze revendications protègent trois choses, qui forment un tout.
1. Le procédé de fabrication
Des matières végétales (plantes médicinales, pulpes de raisins et d’olives, marc de café) hygiénisées à plus de 100 °C, puis compostées au moins sept mois avec une humidité de départ d’au moins 50 % et une température maintenue au-dessus de 50 °C, avec criblage et tamisage à partir du 5e mois. C’est la frise décrite plus haut.
2. Le produit qui en sort
Un amendement organique fin (99 % des particules entre 1 et 5 mm), au C/N compris entre 12 et 18, contenant au moins un milliard de micro-organismes par gramme, des polyphénols, et exempt de Listeria monocytogenes, de salmonelles et d’œufs d’helminthes viables.
3. Son utilisation comme agent de lutte biologique
C’est le cœur de l’invention. Le brevet couvre l’utilisation du Mazor® pour prévenir les maladies fongiques causées par des champignons du sol : la fusariose (Fusarium), la fonte des semis (Pythium), le rhizoctone (Rhizoctonia) et certains mildious (Phytophthora), en vigne, en cultures maraîchères et en céréales. Sa description lui attribue aussi une action de désinfection des sols, et les observations de l’institut Microhumus® ont confirmé les propriétés sanitaires et désinfectantes de ses micro-organismes.
Lutte biologique et effet suppressif : ce que disent les essais du Mazor®
La lutte biologique, ou biocontrôle, consiste à utiliser des organismes vivants ou des substances naturelles pour freiner les organismes nuisibles. Dans le sol, elle passe par des mécanismes connus : la compétition pour l’espace et la nourriture, la production de substances antimicrobiennes, le parasitisme des champignons pathogènes et la stimulation des défenses de la plante. La recherche parle de compost « suppressif » : un compost dont les micro-organismes vivants freinent les maladies du sol. Une synthèse publiée en 2020 dans Frontiers in Microbiology rappelle qu’un compost stérilisé perd cet effet : c’est bien la vie du compost qui agit. Les essais de Jacques Fuchs, à l’institut de recherche de l’agriculture biologique FiBL, l’observent aussi en pratique : comparé au même compost stérilisé, seul le compost vivant protège les plantes, car il apporte « toute une population microbienne équilibrée » (poster du FiBL, 2017).
C’est ce que les essais décrits dans le brevet ont mesuré sur le Mazor®, en laboratoire puis en pots.
En laboratoire : la croissance des champignons freinée
Un extrait aqueux de Mazor® a été déposé dans des boîtes de culture avec quatre champignons pathogènes, et leur croissance comparée à celle de boîtes témoins :
| Champignon pathogène | Maladies associées | Croissance freinée de |
|---|---|---|
| Fusarium graminearum | fusariose des céréales | 52,4 % |
| Phytophthora sp. | pourritures, certains mildious | 39 % |
| Rhizoctonia solani | rhizoctone, fonte des semis | 36,8 % |
| Fusarium oxysporum | fusariose vasculaire | 12 % (à 8 jours) |
En pots : un effet suppressif sur trois maladies du sol
Des semis ont ensuite été cultivés avec ou sans Mazor®, en présence de doses croissantes de pathogènes. Résultat : un effet suppressif, c’est-à-dire des plantes moins touchées par la maladie, sur les trois pathogènes du sol testés. Avec Pythium ultimum sur cresson, la mortalité et la perte de poids des pousses ont été significativement réduites aux deux plus faibles doses de pathogène testées. Avec Rhizoctonia solani sur basilic, la maladie a été significativement supprimée. Avec Fusarium oxysporum sur lin, les plants ont mieux résisté au pathogène après deux mois de culture.
Lecture honnête
Ce que ces essais disent, et ce qu’ils ne disent pas
Ils montrent un effet suppressif mesurable, en conditions contrôlées : boîtes de culture et pots, doses de pathogène connues. Ils expliquent pourquoi un sol nourri de Mazor® est un sol plus résistant. Ils ne remplacent pas un essai au champ et ne font pas du Mazor® un produit de traitement : le Mazor® n’est pas un produit phytopharmaceutique. Il est mis sur le marché comme amendement organique (NF U 44-051-9) et s’emploie aux doses d’un amendement, indiquées sur sa fiche technique.
Que change le Mazor® dans le sol ?
Trois effets, qui se renforcent l’un l’autre.
Il construit de l’humus qui dure
Sa moitié de carbone stable devient de l’humus, qui colle les particules de terre en agrégats : le sol s’aère, l’eau s’infiltre, les racines descendent. C’est la méthode des Germis dans l’ordre : d’abord le support sol, ensuite la nutrition, enfin les ajustements. Pour tout savoir sur ce premier temps, lisez notre guide de l’amendement organique.
Il aide le sol à garder l’eau
Dans notre laboratoire, une terre de 570 g a reçu l’équivalent de 35 mm de pluie, avec ou sans Mazor® :
+5,4 %
à 1 t/ha
de capacité de rétention en eau par rapport à la terre seule.
+7,4 %
à 2 t/ha
de capacité de rétention en eau.
+59 %
d’humidité à J+30
à 2 t/ha (+40,8 % à 1 t/ha) : la terre reste humide plus longtemps.
Un sol qui garde l’eau traverse mieux les sécheresses et les fortes chaleurs. C’est le sens de notre engagement : grâce au procédé Cronops®, le Mazor® améliore la résilience des sols et des plantes. Paillage, arrosage, report de l’engrais : nos conseils pour protéger un sol pendant une sécheresse ou une canicule.
Il nourrit et renforce la vie du sol
Ses micro-organismes et son carbone soluble relancent l’activité biologique dès l’apport ; son carbone labile nourrit les bactéries du sol pendant les mois suivants. Une vie microbienne active recycle les éléments nutritifs, entretient la structure et occupe la place que convoiteraient des organismes indésirables. Pour voir ces bactéries à l’œuvre, regardez la vidéo des Germis sur les bactéries du sol.
Cette vie a besoin d’air : un sol tassé ou gorgé d’eau bascule en asphyxie, et l’humus amortit aussi les variations de pH, comme le détaille la fiche Gestion de l’humus du FiBL. Nous l’expliquons dans vie du sol, oxydo-réduction et effet tampon.
Dans quels produits retrouve-t-on le Mazor® ?
Le Mazor® est vendu pur, et il est la base de tous nos fertilisants : les amendements HUMIFLOR®, les engrais AB’Flor®, Mikroflor®, Deltaflor® et Fructiflor®, et toute la gamme Marcel le Jardinier. Pour les amendements, les fiches techniques indiquent sa part :
| Produit | Part de Mazor® | Pour qui |
|---|---|---|
| Humiflor® Mazor® n°7 | 100 % Mazor® | professionnels |
| Humiflor® Orvega®, ORVEGA® | 100 % Mazor® et tourteaux végétaux compostés | professionnels, jardiniers |
| Humiflor® Germi’One® | 89 % Mazor® et tourteaux végétaux compostés, 11 % pouzzolane | professionnels |
| Humiflor® Biomazor®, BIOMAZOR® | 91 % Mazor® et tourteaux végétaux compostés, 9 % protéines animales et os stérilisés | professionnels, jardiniers |
Amendement organique végétal · gamme pro
HUMIFLOR® MAZOR® n°7
Le Mazor® à l’état pur : la matière organique la plus stable de la gamme, en vrac ou en big-bags de 400 kg.
ISMO 77323 kg MO stable/tplus d’1 milliard de micro-organismes/gvegan
Voir la fiche produitAmendement organique · gamme pro
HUMIFLOR® BIOMAZOR®
Le Mazor® enrichi de protéines animales stérilisées, pour relancer l’activité biologique des sols.
MO 61 %ISMO 55335 kg MO stable/tutilisable en AB
Voir la fiche produitAmendement organique · jardin
BIOMAZOR®
Le Mazor® au jardin : il relance la vie d’un sol fatigué et construit l’humus.
base Mazor®NF U 44-051-10potager, massifs, verger
Voir la fiche produitAmendement organique végétal · jardin
ORVEGA®
100 % végétal et vegan, pour bâtir une structure et un humus qui durent.
base Mazor®100 % végétalvegan
Voir la fiche produitToute l’offre : gamme Marcel le Jardinier et fertilisants professionnels.
▶
En vidéo · Académie des Germis
Comment fabrique-t-on un fertilisant ?
De l’analyse de sol à la livraison : comment le Mazor® entre dans la fabrication de nos amendements et de nos engrais, à l’usine d’Aussillon.
D’où vient le Mazor® ? Notre histoire en 6 dates
1885
Les engrais « bourru »
Gabriel et Philomène Lautier fondent la Maison Gabriel Lautier. À Mazamet, ils fabriquent des engrais appelés « bourru », à base de déchets de laine et de cuir issus du délainage : déjà de l’économie circulaire.
Le temps de Marcel et Isabelle
Le végétal et l’animal
Marcel et Isabelle Lautier s’installent à Mazamet et améliorent le « bourru » avec Henri Solomiac, notre premier ingénieur chimiste, qui résumait : « le végétal nourrit le sol, l’animal stimule la vie du sol ».
1980
Naissance du Mazor®
La famille crée le Mazor®, un compost végétal, composté sept mois, qui devient la base de nos fertilisants.
Après la crise de la vache folle
Le tout végétal
Avec l’arrêt du délainage et la crise de la vache folle, nous arrêtons les composts d’origine animale : le Mazor®, 100 % végétal, devient la base de tous nos produits.
2021
Le dépôt du brevet
Le 14 avril 2021, nous déposons à l’INPI le brevet du procédé Cronops® et de son utilisation comme agent de lutte biologique.
2023
La délivrance
Le brevet FR 3 121 819 est délivré ; la délivrance est publiée le 15 décembre 2023.

Dans nos archives : Gabriel et Philomène Lautier, la première génération ; une pile de compost et sa « sauterelle » dans l’ancien hangar ; la 2CV de livraison.
Cinq générations et plus de 140 ans plus tard, l’histoire continue à Aussillon. Elle est racontée en entier sur la page de notre entreprise.
Le Mazor® en un tableau : la méthode des Germis
| Étape de la méthode | Le rôle du Mazor® | Avec quels produits |
|---|---|---|
| 1. Support sol | Apporter de l’humus stable, des micro-organismes et de quoi garder l’eau | Humiflor® Mazor® n°7, Biomazor®, Orvega®, Germi’One® ; BIOMAZOR® et ORVEGA® au jardin |
| 2. Nutrition | Servir de socle biologique aux engrais organiques et organo-minéraux | Tous nos engrais, en gamme pro comme au jardin |
| 3. Ajustements | Entretenir chaque année un sol vivant et résilient | Analyse de sol, observation, apports d’entretien |
La checklist pour bien utiliser un amendement au Mazor®
☐ Je fais analyser ma terre avant de choisir le produit et la dose.
☐ Je choisis entre Mazor® n°7 pur, Orvega® (100 % végétal) ou Biomazor® selon mon sol et mon cahier des charges.
☐ J’épands de préférence en automne ou en fin d’hiver, sur un sol ressuyé.
☐ Je mélange le produit aux premiers centimètres de terre, sans contact direct avec les racines.
☐ Je respecte la dose de la fiche technique : 1 à 2 t/ha en entretien, 3 à 5 t/ha à la plantation pour Mazor® n°7 en vigne ou en verger.
☐ Je stocke à l’abri : c’est un produit vivant.
☐ Je couvre le sol après l’apport, par un paillis ou un engrais vert.
☐ Je renouvelle l’apport chaque année ou tous les deux ans, selon l’analyse.
Questions fréquentes sur le Mazor®
Qu’est-ce que le Mazor® ?
Le Mazor® est un compost 100 % végétal fabriqué par Germiflor depuis 1980, à partir de tourteaux de plantes médicinales, de pulpes de raisins et d’olives et de marc de café. Composté sept mois selon le procédé breveté Cronops®, il contient plus d’un milliard de micro-organismes par gramme et sert de base à tous nos fertilisants, des amendements HUMIFLOR® aux engrais AB’Flor®.
Qu’est-ce qu’un compost végétal ?
Un compost végétal est un amendement organique obtenu en compostant uniquement des matières végétales. En France, il relève de la norme NF U 44-051, sous la dénomination « compost de matières végétales ». Sa qualité dépend des matières de départ, de la durée et de la maîtrise du compostage : c’est ce qui distingue le Mazor®, composté sept mois selon un procédé breveté.
Qu’est-ce que le procédé Cronops® ?
Cronops® est le procédé de compostage breveté du Mazor® : matières hygiénisées à plus de 100 °C, puis au moins sept mois de compostage au-dessus de 50 °C, avec un retournement par mois, un tamisage à 6 mm au 5e mois et un mois de maturation. Son nom associe Cronos, le temps, et Ops, la fertilité.
Le Mazor® est-il breveté ?
Oui. Le brevet FR 3 121 819 (demande FR 2103847), déposé le 14 avril 2021 et délivré le 15 décembre 2023, protège son procédé de fabrication, le produit obtenu et son utilisation comme agent de lutte biologique. Sa notice est consultable sur le site de l’INPI.
Le Mazor® est-il un produit phytosanitaire ?
Non. Le Mazor® est un amendement organique (NF U 44-051-9) et s’emploie aux doses d’un amendement. Son brevet couvre son utilisation comme agent de lutte biologique, étudiée en laboratoire et en pots, mais il n’est pas mis sur le marché comme produit de protection des plantes.
Le Mazor® a-t-il un effet suppressif sur les maladies du sol ?
Oui. Les essais décrits dans son brevet ont mesuré un effet suppressif en pots sur trois champignons pathogènes du sol : Pythium ultimum sur cresson, Rhizoctonia solani sur basilic et Fusarium oxysporum sur lin. En laboratoire, un extrait de Mazor® a freiné de 12 à 52 % la croissance de quatre champignons pathogènes.
Combien de micro-organismes contient le Mazor® ?
Plus d’un milliard de micro-organismes par gramme : plus d’un milliard de bactéries et plus d’un million de champignons par gramme, appartenant à plus de quarante genres, selon les dénombrements menés six années de suite avec RITTMO Agroenvironnement®.
Le Mazor® est-il utilisable en agriculture biologique ?
Oui. Le Mazor® est utilisable en agriculture biologique conformément au règlement (UE) 2018/848, comme l’indique la fiche technique d’Humiflor® Mazor® n°7. Il est aussi 100 % végétal et vegan.
Quelle différence entre Mazor®, Biomazor® et Orvega® ?
Le Mazor® est le compost de base. Orvega® est 100 % Mazor® et tourteaux végétaux compostés : il reste 100 % végétal. Biomazor® associe 91 % de Mazor® et 9 % de protéines animales et d’os stérilisés, pour stimuler davantage la vie du sol.
Quelle différence entre le Mazor® et un compost de déchets verts ?
Un compost de déchets verts valorise des tontes, des tailles et des feuilles. Le Mazor® est fait de matières végétales sélectionnées, hygiénisées par la chaleur, compostées sept mois sous contrôle de température sur un site agréé composteur et entreposeur-mélangeur et analysées lot après lot, avec une microflore dénombrée et un procédé breveté.
Peut-on utiliser le Mazor® au jardin ?
Oui, à travers les amendements de la gamme Marcel le Jardinier : BIOMAZOR® et ORVEGA® sont faits à base de Mazor® et vendus en sacs pour le potager, les massifs et le verger.
Le Mazor® aide-t-il le sol pendant une sécheresse ?
Oui. Dans notre laboratoire, le Mazor® a augmenté la capacité de rétention en eau d’une terre de 5,4 % à l’équivalent de 1 t/ha et de 7,4 % à 2 t/ha, et la terre gardait jusqu’à 59 % d’humidité en plus trente jours après l’arrosage.
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Humus, ISMO, micro-organismes : tout le vocabulaire, gratuitement
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Le Mazor® pour vos sols ?
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Demander un conseil Gamme professionnelle Pour le jardinArticle rédigé par les Germis, mascottes pédagogiques de Germiflor. Validé par Olivier Barthès, directeur général de Germiflor et cinquième génération de la famille fondatrice, avec l’équipe technique Germiflor (Mazamet, Tarn), fabricant de fertilisants organiques et organo-minéraux depuis 1885. Sources : brevet FR 3 121 819 (demande FR 2103847, délivrance publiée le 15 décembre 2023 ; notice INPI, texte du brevet), brochure MAZOR® (laboratoire Germiflor, RITTMO Agroenvironnement®, Microhumus®), fiches techniques 2025-2026 des produits Germiflor, règlement (UE) 2018/848, S. Lutz et al., « Harnessing the Microbiomes of Suppressive Composts for Plant Protection », Frontiers in Microbiology, 11:1810, 2020, J. Fuchs, « Compost de qualité : élixir de santé pour les sols », FiBL, 2017, FiBL, fiche technique « Gestion de l’humus », 2024. Publié le .



